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« Une vocation, pas un sacerdoce »

Les études de médecine ont très tôt été une évidence pour moi, sans pour autant d’exemple à suivre dans mon entourage proche. Au début certaines spécialités m’ont attiré mais c’est finalement la médecine générale que j’ai choisi, parce qu’elle englobe la médecine dans son ensemble et met le patient au centre de la réflexion.

Ayant toujours vécu à proximité de la faculté, j’ai découvert ma région et ses habitants à l’occasion de stages ambulatoires et j’ai été conquis par la médecine « de campagne ».

Il y a un an j’ai fait le choix de rejoindre une association de 5 médecins généralistes, dans un secteur rural. C’est un peu plus loin de mes bases que prévu mais j’ai été conquis par le cadre, l’ambiance de travail et la patientèle.

Je souhaite faire connaître ce métier qui me passionne et partager ce que j’ai appris, j’espère que je saurai donner goût à cette médecine de proximité aux étudiants à qui on donnera l’opportunité de l’apprendre.

Je fais de grosses journées mais pas tous les jours ! Il a fallu faire comprendre à des patients habitués à une disponibilité permanente que dans certains cas urgents un autre médecin gérerait leur problème. On m’a dit « Et si je tombe malade un mercredi qu’est-ce que je fais ? ».

Mon activité est diverse : je fais des vacations dans une structure sportive, de la régulation téléphonique en plus des gardes de secteur, de la formation… Je me préserve du temps pour les enfants, le quotidien, et la détente. Je considère que mon équilibre personnel est un pré-requis à la qualité de mon travail, je ne me crois pas irremplaçable.

Je souhaite faire connaître ce métier qui me passionne et partager ce que j’ai appris, j’espère que je saurai donner goût à cette médecine de proximité aux étudiants à qui on donnera l’opportunité de l’apprendre.

Bien sûr les contraintes sont nombreuses, l’exercice libéral implique beaucoup de gestion et l’argent occupe encore une place non négligeable dans la relation médecin-patient. Mais je suis content de ce que je fais et j’ai le sentiment d’apporter quelque chose à mes patients.

Certains discours m’affectent, venant de ceux qui veulent tout réguler mais aussi de certains confrères qui s’arque-boutent sur leur ancien modèle.

On entendait récemment polémiquer sur les arrêts de travail « abusifs ». Je ne suis que très rarement confronté à des demandes abusives, bien au contraire je dois souvent insister pour mettre un patient en arrêt de travail. La peur de perdre son emploi est très présente, de plus certaines entreprises savent dissuader leurs salariés de déclarer un accident de travail ou une maladie professionnelle, plusieurs patients m’ont demandé de ne pas faire ces déclarations pour ne pas avoir d’ennuis.

L’organisation des soins évolue, les modes de coopération entre professionnels libéraux ou salariés se développent et je crois qu’il y a une très belle page à écrire pour la médecine générale, sachons l’écrire ensemble et pour le bien de tous.
F.H.

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