Hymne à l’Amour

Renversante ! Improbable! Extraordinaire !
Quelle journée !
Il est 20h30. Je quitte le cabinet.
Je n’ai qu’une envie : aller mettre en mots ce que je venais de vivre !
Pour comprendre ! Pour remercier ! Pour témoigner !

10h45
C’en est trop.
Les larmes jaillissent, les miennes cette fois.
Elles éclatent à mes pieds. J’ai la tête posée dans mes mains, sur mon bureau, enfin, sur le bureau du médecin que je remplace. Je viens de rentrer de visite.
2 morts ce matin. 28 juillet.
Mes 2 patients.
Je pleure, et pourtant, je ne suis pas triste. C’est autre chose.
2 morts ce matin, mes 2 patients.
84 morts. A Nice, attentat. 14 juillet.
1 mort, un prêtre, 2 jours plus tôt. Près de Rouen, attentat. 26 juillet.
Ça tourne dans ma tête.
Des morts, partout. En Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Turquie, en France. Partout.
Pourquoi ?
Ça tourne dans ma tête.
Je pleure, et pourtant, là, dans l’instant, ce n’est pas de la tristesse. C’est autre chose. C’est bizarre. C’est un grand sentiment. C’est un appel. C’est un message. C’est une conviction. C’est une prière. C’est comme une transe. C’est un abandon. C’est une mission.
C’est trop ! Je dois le dire !
Dire quoi ? C’est flou. Ça tourne…

6h34, ce matin-là.
Mon portable sonne. Numéro inconnu. Je sais pourtant qui c’est. Je décroche.
« Ça y est docteur, c’est fini… ».
Je m’y attendais. La veille au soir, je lui avais dit de vivre pleinement chacune des heures à venir. Elle les a vécues pleinement jusqu’à 4h00. A 4h00, les heures se sont arrêtées. Pas pour elle, pour son mari. Les années aussi se sont arrêtées, pour lui, pas pour elle. A 48.
Cancer du poumon, découvert 8 mois plus tôt.
Tout est allé si vite ces derniers jours. Lundi, il était rentré de l’hôpital. Lundi, il y a quatre jours… Il était faible, très faible. Il était alité en permanence. Il ne se nourrissait presque plus. Il avait besoin d’oxygène. Il fallait maintenant vivre au jour le jour, je lui avais dit, à son épouse aussi.
Mardi, il était encore plus faible. J’avais proposé d’écrire ses directives anticipées, au cas où… Nous avions alors parlé de la mort, de sa mort…. C’est fou comme les mots pèsent lourd à ce moment-là…
Hier soir, il n’avait plus de force, il était mal. C’était l’heure de ses directives anticipées, déjà. C’est fou comme les décisions et les mots pèsent lourd à ce moment-là…
Cette nuit, il était parti, serein.
Et me voilà ce matin, auprès de monsieur, pour le certificat de décès, auprès de madame, pour…
Mes condoléances, madame…
Madame…
Ô combien votre présence a été précieuse !
Ô combien votre mari doit être fier de vous !
Ô combien votre amour l’a aidé à vivre ce passage !
Merci pour lui, madame.
Vos larmes, madame…

9h30. Je suis au cabinet. Motif de la consultation en cours : douleur abdominale chez un patient opéré récemment d’un cancer du côlon.
Les rendez-vous ont débuté depuis une heure. J’avais pris le temps de me balader un peu avant de commencer, mon début de matinée m’ayant remué quelque peu.
Mon portable sonne. C’est l’infirmier, en panique. « Qu’est-ce qu’il faut faire, il s’étouffe ? »
Je ne m’y attendais pas. Pas maintenant. Pas le même jour que l’autre monsieur.
Lui, j’avais fait sa connaissance lundi, ce même lundi, il y a quatre jours. J’avais aussi fait la connaissance de son épouse et de l’une de ses filles, qui l’accompagnaient pleinement dans sa maladie.
Il était alité, il ne pouvait presque plus marcher. Son médecin ne pouvait pas venir, son cabinet était trop loin. Il fallait un nouveau médecin, j’avais dit oui à l’infirmier qui m’avait sollicité.
Alors il m’avait fallu reprendre son histoire depuis le début. Le connaître, lui, dans ce qu’il était, ce qu’il aimait, lui, dans le mal qui le rongeait et les combats qu’il avait menés pour lutter contre ce mal.
Cancer de l’œsophage, découvert 5 mois plus tôt. A 67 ans. La première chimio qui ne donnait pas les bénéfices espérés. La deuxième, pas d’avantage… L’extension du cancer…

«J’appelle le SAMU et j’arrive ! ». Pour… Je ne sais pas…
J’appelle le SAMU. Je raccroche.
A nouveau le portable. C’est encore l’infirmier. « Je crois que c’est trop tard ».
« J’arrive quand même ! ».
– Non monsieur, ce n’est pas normal d’avoir mal comme ça après l’opération. Faites la prise de sang et je vous rappelle. Désolé monsieur, je dois y aller, une urgence. Au revoir monsieur.

La porte d’entrée est ouverte. Le couloir. La porte qui donne sur le salon. Je frappe. Je rentre.
Il y a le monsieur dans son lit. Il y a du monde, l’épouse, les filles, les petites-filles, à peine nées…
Il y a le silence. Il y a les cris.
Il y a l’immobilisme. Il y a l’agitation.
Il y a la réalité. Il y a la confusion.
Il y a des larmes, beaucoup de larmes, tant de larmes ! Les larmes pleuvent, les larmes jaillissent !
Vos larmes, mesdames…

10h45
C’en est trop.
Les larmes jaillissent, les miennes cette fois.
Mes larmes…
Ça tourne.
Vos larmes, madame…
Vos larmes, mesdames…
Vos larmes, madame, c’est l’amour qui coule, c’est l’amour qui s’en va, c’est l’amour d’une vie.
Vos larmes, mesdames, c’est l’amour qui crie, c’est l’amour d’un époux, c’est l’amour d’un père, c’est l’amour d’une vie, c’est l’amour de la vie.
Mes larmes, mesdames…
Mes larmes, mesdames, ce sont vos larmes !
Les larmes de l’amour ! Les larmes de la vie ! Les larmes de l’amour de la vie !
Ces larmes, mes larmes, elles ne sont pas tristesse ! C’est un abandon. C’est une communion.
C’est, dans cet instant même, une immersion, pleine, intégrale, « dans » l’Amour, c’est le sentiment d’être Aimé, pleinement, intégralement, de vouloir aimer, plus, toujours. C’est l’ébahissement, et la joie, de vivre quelque chose de très profond, jamais vécu avec une telle intensité jusqu’à présent. Ces larmes, ce sont les larmes du cœur qui viennent au secours des limites de la raison, qui se substituent aux mots que l’intelligence n’a pas pour décrire une telle expérience. C’est la sensation de goûter, dans l’instant, à un morceau de Vérité, un bout d’Absolu, de comprendre que l’Amour peut tout. L’Amour, c’est tellement évident ! L’Amour, comme une évidence !
Mais alors, pourquoi ? Pourquoi tant de semeurs de morts d’un côté et tant de larmes pour que la vie continue de l’autre ? Certains n’ont-ils jamais laissé couler ces larmes pour s’octroyer le droit de faire couler le sang des autres ? N’y a-t-il jamais eu personne dans leur vie pour leur offrir de laisser jaillir ces larmes ?
Et moi, mes larmes, j’en fais quoi maintenant? Comment ces larmes m’aident à aimer, à aimer plus, à aimer mieux, à vivre, à vivre plus, à vivre mieux ? J’en fais quoi dans ma vie aujourd’hui, maintenant ? Comment transmettre l’Amour immense que je ressens en ce moment, cet Amour qui fait grandir, qui donne une chance, qui fait confiance, qui dépasse tout, qui surmonte tout ? Comment le signifier à mon épouse, à mes enfants, à ma famille, à mes amis, à mes patients, à mes collègues ?…

Mes larmes s’estompent peu à peu. La musique, celle que j’avais mise en boucle sur Youtube, m’a apaisé. « Vivre d’amour », sur un poème de la petite Thérèse…
Il va falloir reprendre les visites… Quatre aujourd’hui, sans compter celles de ce matin. Si on peut appeler ça des visites…

12h50
Deuxième visite. Pas eu le temps de manger. Pas vraiment faim de toute façon… Ou plutôt, comme déjà rassasié…
La dame est assise dans son fauteuil, son fils est venu m’ouvrir la porte. Quelques heures plus tôt, c’était le trou noir pour cette dame. C’était le troisième trou noir en quelques semaines. 95 ans. Un an de plus que la vieille dame de la visite précédente. Mais les trous noirs n’ont jamais eu raison d’elle… Ce n’était pas son heure, à elle. Le fils commence à avoir l’habitude. Du coup, il s’intéresse à moi.
– Des enfants ?
– Oui 4…
– 4 ! Dis donc, t’es un chaud lapin toi !
Ça m’a fait rire.
Merci monsieur !

13h30
Quatrième visite. En maison de repos.
C’est madame qui a appelé pour monsieur, monsieur ne le sait pas. Ils ont tous les deux la maladie de Parkinson. Pourtant, ça ne s’attrape pas… Avec Parkinson, monsieur bouge, danse, remue, gesticule… Sans cesse… C’est usant, surtout pour madame. Madame veut que je donne des médicaments pour calmer monsieur. Elle n’en peut plus de ses bêtises, elle le surveille tout le temps. Il est où d’ailleurs ? Dans la salle de bain.
– Allez voir docteur, je suis sûr qu’il a mis le bazar.
Non, je ne vais pas voir madame, ça ne m’intéresse pas de savoir ce qu’il fait…
Je préfère discuter avec vous… Je sens bien que cela vous peine de voir votre mari ainsi…
Mais comment vous aider madame ? …

Vos larmes, mesdames, ce sont mes larmes. Les larmes de la vie, les larmes de l’amour, les larmes de l’amour de la vie…

J’ai une idée… Je lui explique. Elle est d’accord.
Je toque à la porte de la salle de bain, le calme y régnait.
– Oui ?…
– C’est le docteur…
La porte s’ouvre sans plus attendre…
– Bonjour docteur !
Monsieur danse… Je lui installe une chaise en face de son épouse.
– Venez vous asseoir monsieur, madame à quelque chose à vous dire…
Je m’agenouille à côté d’eux.
Madame bafouille. Ce n’était pas tout à fait ce que nous avions dit. Je pose ma main sur son genou, et l’incite à dire le mot. C’est difficile, il ne vient pas. Je l’aide un peu. Ça y est, elle l’a dit ! La réponse de monsieur est spontanée, immédiate. Sa main, sans trembler, est allée déposer une caresse dans les cheveux de son épouse.
Ce geste-là, aujourd’hui, avait du sens.
Pour eux, comme un énième « oui » après 62 ans de mariage, pour moi, comme écho à ce que j’avais éprouvé le matin. Oui, l’Amour, c’est vraiment ce qu’il y a de plus beau, de plus fragile et de plus fort !
Alors madame, la prochaine fois que vous m’appellerez pour monsieur, pas de cachoterie ! Avouez-lui que vous m’avez appelé ! Parce vous êtes inquiète pour lui… Parce que vous l’aimez !
Merci madame, merci monsieur.
Merci, vraiment.

14h52 J’arrive un peu en retard pour le premier rendez-vous de l’après-midi. Des rendez-vous jusqu’au soir. J’espère tenir le coup… Je me sens sur un nuage. Mon cœur déborde. Trop plein d’amour…
Un grand monsieur s’installe dans mon bureau, la trentaine. Genre « armoire à glace ». Il vient pour son traitement…
Je suis le remplaçant, mais il parvient quand même à me dire ce que ses parents veulent qu’il dise au docteur : il est de plus en plus violent. Un rien l’agace. Je l’invite à parler. Il me décrit son personnage : provocateur, irrespectueux, intolérant… Et ça dure depuis longtemps… Des années… C’est d’ailleurs pour ça qu’on lui a mis le traitement. Mais le traitement n’a pas l’air très efficace. Alors, on fait quoi ?

Vos larmes, mesdames, ce sont mes larmes. Les larmes de la vie, les larmes de l’amour, les larmes de l’amour de la vie…

– Ça ne doit pas être drôle d’être comme ça ?
La question le surprend. On en discute. Ses yeux rougissent.
– Vous savez, ce n’est pas une fatalité d’être comme ça !
L’affirmation le déstabilise. On en discute. Ses yeux s’embrument, les larmes se forment.
– Bravo monsieur ! Vous avez eu l’intelligence, le courage et l’humilité de me dire la violence qui vous habite !
Le compliment le désarçonne. Ses yeux se ferment, les larmes coulent. Lui qui ne pleure jamais : son père lui interdisait.
C’est trop pour lui.

Vos larmes, mesdames, ce sont mes larmes. Les larmes de la vie, les larmes de l’amour, les larmes de l’amour de la vie…

Comme une évidence, je lui parle de ce que j’ai vécu le matin. Il m’écoute attentivement. Je lui dis que j’ai été remué. Que j’ai beaucoup pleuré, comme lui maintenant.
Je pensais qu’on en resterait là.
Silence.
Les larmes viennent à nouveau.
Silence.
Il va se passer quelque chose.
Il n’ose pas. Il ne peut pas. Ça ne se dit pas. Pas à un docteur. Seuls ses parents le savent… Il leur a dit une fois.
Je l’accompagne.
Il finit par parler.
Dans l’enfance… Une connaissance… Il verbalise le mot. Celui qu’on ne dit pas, celui qu’on ne peut pas dire, celui qu’on ne doit pas dire.
Il s’effondre. Au sens figuré (c’est une armoire à glace).
Le silence.
Les larmes, ses larmes.
Le silence.

Vos larmes, mesdames, ce sont mes larmes. Les larmes de la vie, les larmes de l’amour, les larmes de l’amour de la vie…

– Ce matin, monsieur, vous savez, les deux messieurs, ils voulaient vivre. Leurs épouses voulaient qu’ils vivent. Leurs enfants voulaient qu’ils vivent. Vous aussi, vous avez la possibilité de vivre.
C’est votre choix !
Il me regarde droit dans les yeux, et sans l’ombre d’une hésitation, de déclarer :
– C’est tout vu ! –
A cet instant, je pense que sa vie va changer.
A cet instant, je sais que ma vie a changé.
Sa réponse m’a donné une réponse : oui, je vais proposer des consultations d’« accompagnement » quand je poserai ma plaque ! La question me taraudait depuis quelques temps, j’avais d’ailleurs débuté une formation en ce sens, mais je ne parvenais pas à me décider. Ce matin, dans le bureau, la question s’était faite plus insistante encore : comment témoigner dans ma vie, y compris professionnelle, de l’« évidence de l’Amour », telle que je l’avais ressentie dans ce moment si particulier, si intense ?…
Oui ! Je proposerai des consultations de soutien, d’accompagnement, je ne sais pas trop comment les appeler, peu importe… Des consultations pour donner aux gens le choix de plus de vie, de plus d’amour, de plus d’amour de la vie. Ce choix, ce ne sera pas à moi de le faire mais à eux. Mais pour faire ce choix, il faut être libre. Quand on est enfermé dans des maux qui s’appellent anxiété, dépression, conflits, rancœur, surmenage, la liberté n’est pas entière.
Aujourd’hui, ce que j’avais vécu depuis le matin m’avait donné les mots et l’attitude pour briser certaines chaînes du « méchant » monsieur assis en face de moi, de lui offrir un moment de liberté. Il avait alors fait le choix de plus de vie, il acceptait d’aller voir un « psy », il acceptait de changer, de ne plus s’enfermer dans le personnage dans lequel il se croyait prisonnier. C’est tout vu !
Je voulais pouvoir proposer cela à d’autres.
Merci monsieur ! Mille fois merci !

Il a fallu ensuite tenir jusqu’au soir. Mon cœur était rempli d’Amour, ma tête était ailleurs…

Quelques mois plus tard, je termine d’écrire ces pages. Je corrige, j’affine… Je ne suis plus sur un nuage, mon cœur ne déborde plus… Il y a même eu entre temps ces quelques jours de vide… Je me rends compte que ce qui était évidence et simplicité ce 28 juillet devient effort ou doute aujourd’hui.

Je voulais aimer plus, aimer mieux.
Jeudi 28 juillet, c’était une évidence, parce que ce jour-là, dans mon bureau, j’avais ressenti quelque chose de fort, j’avais physiquement éprouvé cette évidence de l’Amour.
Aujourd’hui, ça l’est moins… La vie reprend son cours. La vraie vie, ce n’est pas l’Amour. Pas du tout. L’agacement, la frustration, la crainte, l’anxiété reviennent vite pour des broutilles… Ce n’est pas facile d’aimer, d’aimer plus, d’aimer mieux ! Pas du tout. Et quelle utopie de parler d’Amour dans le monde dans lequel on vit !

Je voulais proposer des consultations d’accompagnement.
Jeudi 28 juillet, c’était une évidence, parce qu’il fallait que j’offre à d’autres la possibilité de répondre « c’est tout vu » !
Aujourd’hui, ça l’est moins…
Cela implique de redéfinir mon projet d’installation, de continuer à me former, de me lancer dans l’inconnu…
Je voulais écrire ce que j’avais ressenti et le diffuser largement.
Jeudi 28 juillet, c’était une évidence, parce qu’il me paraissait égoïste de ne pas partager une telle joie, une telle expérience, une telle conviction, parce qu’il fallait que je le dise. Qu’après les attentats, mes paroles ne seraient pas une réponse mais un éclairage, le mien, différent des propos véhiculés par les médias.
Aujourd’hui, ça l’est moins. C’est peut-être un peu trop personnel, tout ça. J’imagine facilement les reproches que l’on pourrait me faire à tenir de tels propos…

Jeudi 28 juillet, c’est de mon cœur que venait l’évidence.
Aujourd’hui, c’est par la raison que vient le doute.

Alors puisque dans mon quotidien c’est la raison qui paraît dominer mon cœur, c’est par la raison que je fais le choix de dire, librement :
Oui, ça vaut le coup d’aimer plus et d’aimer mieux, de faire de mes décisions des actes d’Amour, même si ce n’est pas facile, même si c’est utopique, même si bien sûr je suis le premier à flancher !
Oui, je m’engage à m’organiser pour proposer des consultations spécifiques d’accompagnement même si ça bouscule ce que j’avais prévu !
Oui, je prends le risque de vous partager tout cela même si c’est très personnel.
Pour que chacun réfléchisse librement au choix qu’il a de poser des actes d’Amour, des actes de Vie, des actes d’Amour de la Vie !

J.B.

Une réflexion au sujet de « Hymne à l’Amour »

  1. FD dit :

    Merci ! Merci de me montrer que le choix d’aimer plus, d’aimer mieux était le bon choix pour moi il y a plus de 30 ans. Merci de mettre des mots magnifiques sur mes larmes de femme, les larmes de l’amour.
    J’ai choisi pour exercice la médecine relationnelle, l’accompagnement, le soutien. J’ai douté, été moquée mais j’ai aimé et reçu tant d’amour que je ne regrette rien.
    Merci pour votre témoignage, gage d’amour pour notre métier, nos confrères et les patients.

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